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Suite du journal du voyage |
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6 juin |
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à Tuolumne Grove, les plus beaux séquoias se laissent admirer après
une agréable petite promenade en forêt. Par endroits, les troncs noircis suscitent
des questions. Les rangers utilisent le feu, bien contrôlé, pour la dispersion
des graines et le renouvellement des population de conifères. Dans Yosemite Valley,
les chevreuils en liberté, indifférents aux touristes, goûtent paisiblement
une herbe bien verte. Les chutes de Yosemite, composées de trois cascades, tombent en
douche spectaculaire du haut de leurs 740 m. à Yosemite Village quelques huttes indiennes
subsistent, authentiques et modestes témoignages des Miwoks ou des Paiutes.
Wawona est une halte rafraîchissante avant Mariposa Grove qui ramène l’humaine condition à ses modestes proportions devant le Grizzly Giant, séquoia de 30 m de circonférence âgé de 2700 ans ou le Fallen Monarch, tombé depuis 300 ans et toujours intact. Nous quittons Yosemite Park sans avoir vu d’ours mais en ayant appris par l’incollable Marie-Luce comment naquit grâce au président Théodore Roosevelt celui des petits enfants : Teddy Bear… |
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Dans le désert Mojave, à Calico, ville fantôme depuis l’épuisement
des mines, on se prend à marcher plus lourdement, les mains écartées,
prêts à dégainer au premier coup de feu comme des enfants qui sortent du
cinéma après avoir vu Règlement de comptes à OK Corral. Johnny
Guitar chante au saloon et Le train sifflera trois fois avant de partir à 3 heures
10 pour Yuma…
On ne mange pas bien chez Peggy Sue, mais beaucoup. Dans un décor très Fifties, les assiettes sont des plats, les verres des vases et chaque bouchée apporte son excès de calories. Il est vrai que les routiers ont grossi comme leur camion. Los Angeles s’annonce de loin par sa pollution aérienne qui enveloppe de bleu-gris les interminables quartiers tracés au gaufrier, surmontés de l’enchevêtrement des autoroutes. Venice et sa plage sont envahies d’une foule bigarrée avec des marginaux qui n’incitent guère aux plaisirs balnéaires, de toute manière limités par la fraîcheur de l’eau du Pacifique. Marina del Rey est la plus grande du monde et notre dîner fut le plus chaotique du voyage, sauvé par le service en salle de Christian et de nos guides qui faillirent passer la nuit au poste de police après un différent avec le Thénardier local ! |
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Navigation plaisante, quoique un peu perturbée, vers l’île de Catalina.
Découverte du site et du musée maritime. Retour à Los Angeles et
embarquement à bord du Queen Mary. Le paquebot garde de beaux restes de sa splendeur
passée qu’on déguste le long des coursives. Son amarrage définitif
à quai préserve du roulis et du tangage mais pas des Tatoués et
Tatouées, nos voyants et bruyants compagnons d’un soir qui y tenaient congrès.
La reine Mary en frémissait du haut de son portrait officiel…
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Une balade sur Hollywood Boulevard fait défiler cent ans de cinéma, d’abord
devant le Grauman’s Chinese Theatre où déambulent Charlot, Zorro et deux Marilyn
pour le prix d’une. Les stars se cherchent sur les étoiles du trottoir de The Walk
of Fame, la promenade des célébrités. Les marches du Kodak Theatre font
rêver aux Oscars. Sunset Boulevard, le plus court chemin entre l’enfer et le paradis
a-t-on dit, paraît bien urbain vu de notre car. Et Beverly Hills, l’apothéose du
rêve américain, où se sont installées tant de vedettes depuis Mary Pickford
et Douglas Fairbanks, semble bien inaccessible. Après l’escale à Santa Monica,
c’est la deuxième partie du voyage qui s’engage en direction de Phoenix.
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Phoenix conserve notamment, grâce à une ancre, la mémoire du cuirassé
Arizona coulé à Pearl Harbour et des marins de la marine marchande disparus au
cours de la Deuxième Guerre mondiale. Une halte au mémorial s’imposait. à
Montezuma Castle, des habitations troglodytes évoquent la vie des Indiens Sinaguas
au-dessus de Beaver Creek.
Dans la région de Sedona, avec ses paysages semi désertiques d’immenses rochers rouges, on entre dans les westerns de la grande époque. à Oak Creek Canyon on reconnaît le décor de La Flèche brisée, un des premiers films qui ne fait pas des Indiens des brutes sanguinaires. Puis c’est l’entrée dans la grande réserve des Navajos. Les valises déposées à Anasazi Inn, après un détour obligé par la boutique d’objets d’artisanat local de Cameron, on suit l’immense plateau désertique dominé par les mesas rouges où résident les Indiens Hopis, coupé de canyons dont le plus impressionnant est évidemment le Grand Canyon qu’on atteint un peu avant le coucher du soleil à Desert View. L’émotion ressentie devant le spectacle grandiose, et qui s’accroît avec le rougeoiement des falaises de plus de mille mètres de hauteur, dans une lumière qui poudroie, est proprement indescriptible. |
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Retour au Grand Canyon qu’on admire sans se lasser depuis plusieurs points de vue. Le Colorado
paraît une petite rivière dont on peine à croire que plus de 1500 m plus bas
elle est large de près de 100 m ! Le survol du site en hélicoptère de la
compagnie Papillon (en français dans le texte) brouille encore plus les repères tout en
provoquant des sensations fortes et inoubliables. La sortie du parc national se fait à
regret.
Si le Hoover Dam se révèle maintenant inaccessible aux autobus, nos guides nous offrent un lot de consolation à Seligman en rejoignant la mythique Route 66 qui, sur près de 4000 km, traverse l’Amérique profonde de Chicago à Los Angeles. En franchissant le Colorado, on quitte l’Arizona pour entrer au Nevada et dans l’enfer du jeu signalé par un premier monument d’importance pour cet état : un casino. Et l’on en verra beaucoup d’autres à Las Vegas, vaste chantier toujours en construction planté au milieu du désert et qu’on traverse par le strip, le boulevard de Las Vegas. L’installation à l’hôtel-casino Circus-Circus, un petit établissement de 3000 chambres, est plus que rapide pour ceux qui ont choisi de se rendre au spectacle du Cirque du Soleil. Les autres ont le temps de découvrir la ville en s’immergeant dans sa foule. Le retour à l’hôtel se fait en limousine et par la grande porte, comme des vedettes du show-bizz… |
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Au matin, l’examen rapide des membres de notre compagnie permet de constater qu’aucun ne semble avoir
laissé sa chemise devant les tables de jeu, malgré la tentation. Les machines à
sous envahissent tout l’espace disponible. On en trouve même en se rendant aux toilettes ! Dernière
promenade sur le strip pour admirer les plus grands hôtels-casinos : The Venetian, The Bellagio,
Paris-Las Vegas, MGM Grand Hotel, New York- New York… avant de rejoindre l’aéroport puis celui de
Los Angeles et d’arriver à Paris le 13 juin les yeux encore remplis de toutes les merveilles que
l’Ouest des Etats-Unis, et l’AAMM, nous ont généreusement offertes.
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©
Association des Amis du Musée national de la Marine
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