| |
A partir du 11 avril, la Corderie Royale retrace l’odyssée du canal de Panama, un chantier titanesque
qui a ouvert une voie indispensable au commerce maritime mondial.On a fait passer des bateaux par-dessus
les montagnes...>br>
Depuis 1914, le Panama, ce bout de terre entre les deux Amériques, est coupé par un canal reliant les
océans Atlantique et Pacifique. Cet ouvrage gigantesque, créé « pour le bénéfice
du monde », n'aurait pas existé sans quelques esprits visionnaires du XIXe siècle et la volonté
des Etats-Unis.
Les pionniers du canal, ceux qui se sont frayé un passage dans la forêt tropicale, qui ont creusé
la masse rocheuse, ont une très large part dans l'exposition : illustration sonore, photographies, cartes,
documents d'archives, témoignent de cette épopée.
Les travaux lancés dès 1879 par les Français (Lucien Napoléon Bonaparte Wyse, Armand Reclus et
Ferdinand de Lesseps, le « héros » du Canal de Suez) annoncent une formidable ambition mais se soldent par un
terrible échec et un scandale politique retentissant.
En 1904, les Américains prennent la suite de la construction pour la mener à son terme. Des films de
1906 et 1912 ainsi que des photographies stéréoscopiques donnent vie à ce chantier hors normes.
Le canal est aujourd'hui au coeur de l'actualité : face à l'explosion du commerce maritime, les
autorités du Panama ont entrepris son élargissement et la réalisation d'écluses plus importantes.
Bientôt, les plus gros navires, les Post-panamax en provenance de Chine, pourront alimenter la côte Est des Etats-Unis.
Quels sont les enjeux de cet accroissement de trafic ? Pour illustrer le propos, un grand globe terrestre, manipulable par le
public, figure les routes maritimes majeures et situe le canal par rapport aux autres grands passages : Malacca, Suez,
Ouessant, laissant en suspens la question du passage du Nord-Ouest.
|
|